Commune mixte de Haute-Sorne

De l'Ancien Régime...

        

La première mention écrite de Courfaivre date de l’an 968, sous le nom latin de Curtis fabra. Le village revint à l’Évêché de Bâle en 1271 avec l’ensemble de la seigneurie de Delémont. Au cours de la guerre de Trente ans, Courfaivre eut beaucoup à souffrir de l’occupation du pays.

Le 15 juillet 1589, Marie Maigre, de Courtfaibure, fut condamnée au bûcher pour faits de sorcellerie. Elle « avoua » que, malade, elle s’était traînée jusqu'à l'âge de 30 ans dans les rues du village et qu’elle guérit grâce à Karemuss, un être en forme d’homme aux ongles fourchus et aux pieds onglés qui l’emmena par trois fois au sabbat, juchée sur son dos…

La peste fit de grands ravages à Courfaivre de 1634 à 1637. En 1642 le village fut occupé, pillé, rançonné et ruiné successivement par les Impériaux et les Suédois. Accusé d’avoir favorisé la fuite de déserteurs, un habitant de Courfaivre fut condamné à mourir du supplice du pal. On obtint des barbares qui le jugèrent qu’il eût la tête tranchée avant d’être empalé ! Ces tristes événements n’empêchèrent pas une vieille dame de vivre au-delà de cent ans : Catherine Monnerat, qui mourut le 10 octobre 1649.